Jean Teulé au Salon du Livre de Saint-Laurent sur Saône

Publié le par Pierre

Les 4 et 5 octobre aura lieu le Salon du livre de Saint-Laurent sur Saône intitulé "Levez l'Encre". Cette manifestation est une réussite si j'en crois l'enthousiasme de John Old, participant de l'édition 2006. L'invité d'honneur cette année est Jean Teulé, dont le dernier livre s'intitule Le Montespan. Il animera un débat après la projection de Raimbow pour Rimbaud, un film adapté du roman éponyme. Il nous gratifiera aussi d'une table ronde "De l'écrit à l'écran" avec la participation du grand, de l'immense Claude Chabrol et de Morgan Sportès, écrivain engagé. A ce propos, je ne sais pas si ce dernier se rend souvent sur son propre site Internet, mais je dois l'informer tout à fait amicalement que celui-ci est polué par toute une prose bassement érotique... Hum...

Bref, donc Jean Teulé sera présent sur les bords de Saône ce premier week-end d'octobre et c'est plutôt une bonne nouvelle. Les thèmes de ses romans sortent souvent de l'ordinaire et ne laissent jamais indifférents. Par exemple, on se souviendra avec délice du Magasin des suicides. C'est l'histoire d'une famille qui dirige un magasin improbable d'articles en tout genre destinés au suicide ! Non, il ne porte pas l'enseigne Butagaz, je vous vois venir... Les personnages sont loufoques, dans le genre anaorexiques, migraineux, complexés par leurs prénoms et le petit dernier de la famille est l'étendard du mouvement Joie de Vivre. A partir de là, imaginez que soudainement, mais ce n'est qu'une hypothèse devenue improbable^^, le pays se porte mieux, que plus personne n'ai envie de se suicider. C'est la faillite assurée... Si vous aimez la poésie, Teulé est aussi un "vulgarisateur" parce qu'il n'a pas son pareil pour présenter les grands poètes. Lisez Je, François Villon.

Et Chabrol ? Quand l'amour rend fou les personnages de comédie, Chabrol en fait un drame ! Filmé à Lyon, j'avais relevé dans La Fille coupée en deux des choses qui m'avaient laissés perplexe. On sait, par exemple qu'un écrivain a besoin d'avoir la plume acérée, voire affutée, mais cela peut-il excuser ce que l'héroïne fait sous le bureau de son amant écrivain ? A moins qu'elle ne taille son crayon ? Si vous êtes curieux, vous observerez aussi que les acteurs sont souvent filmés de profil, éventuellement de trois-quart. Je suppose que c'est pour ne pas perdre la face ! J'ai remarqué enfin que dans les scènes de repas, les comédiens ne mangent rien. Chabrol veut-il nous faire l'économie d'un Berléand déglutissant les reliefs sur son menton barbu ? Oups, un détail : ce film est un vrai régal !

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